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Quels seront les impacts sur le quartier Stalingrad – Lemonnier ?

Selon les études officielles menées pour la STIB, le chantier aura de lourdes conséquences pour le quartier :

° Sur la mobilité : les travaux interviennent dans une zone où le trafic routier est important et très souvent congestionné. Les travaux actuellement effectués à proximité pour la création du piétonnier, et qui devraient durer jusqu’en 2020, ont déjà rendu l’accès au centre-ville très compliqué tout en reportant une partie de la circulation dans de petites rues. En conséquence, l’ensemble des voiries sont aujourd’hui déja saturées ou proches de la saturation.

Selon l’étude, la situation sera « particulièrement problématique ». Le chantier entraînerait une réduction du nombre de bandes de circulations dans le quartier et rendrait certains mouvements impossibles (« tourne à gauche » par exemple). L’ampleur du chantier empêcherait, par ailleurs, toute déviation locale et amplifirait la circulation automobile dans les axes, plus ou moins congestionnés, des alentours

Le chantier aurait également des effets sur l’accès aux 345 emplacements de parking présents en voirie tout en supprimant une cinquantaine d’emplacements en voirie. Les espaces de stationnement réservés aux livraisons seront, quant à eux, difficile à préserver pendant le chantier.

Aucun plan de mobilité relatif aux chantiers n’a encore été dévoilé.

Un dessin d’Axel Claes


° Sur le commerce : Les travaux vont inévitablement engendrer une perte du chiffre d’affaire pour les commerçants situés sur l’avenue de Stalingrad. Les difficultés d’accès aux échoppes, la pollution de l’air et sonore ainsi que l’impact des travaux sur les terrasses vont engendrer des retombées négatives sur une septantaine d’établissements. Par ailleurs, si les travaux prennent du retard, à l’image d’autres chantiers régionaux gérés par Beliris (Piétonnier, Place Jourdan,…), la situation pour les petits commerces, qui font vivre le quartier, pourrait se révéler catastrophique.

De plus, l’arrivée dans le quartier d’une nouvelle station de métro entraînerait probablement une revalorisation de l’immobilier et donc une montée du coût des loyers dans le quartier.

Si l’avenue de Stalingrad sera remise en état à l’issue des travaux, rien ne permet de dire que les habitants et commerçants présents aujourd’hui seront capables de rester dans le quartier.

Les mesures de soutien et de compensation aux commerçants sont encore floues.

Un dessin d’Axel Claes


° Sur la pollution : En plus de la pollution de l’air générée par la congestion routière due au chantier, les riverains de l’avenue de Stalingrad subiront le trafic des nombreux poids lourds nécessaires à l’évacuation des terres. Plus de 230.000 m³ de terre et de 29.000 m³ de déchets de chantier devront être évacués et entraîneront un important déplacement de poussières. Les voiries de l’avenue Stalingrad étant peu dégagées, cette pollution aura un impact notable sur les riverains et passants.

A cette pollution atmosphérique, il faut rajouter une pollution sonore, le creusement et l’implantation de pieux dans le sol générant un bruit très important.

° Sur l’espace public : Alors que l’axe avenue de Stalingrad / rue du Midi vient juste d’être rénové dans le cadre du contrat de quartier Rouppe pour un montant de 2,8 millions d’euros, le chantier impliquera l’ouverture de la voirie, la destruction de certains axes et des interventions à proximité immédiate de certaines façades. Alors que la rénovation visait à renforcer la fonction de promenade le long des platanes de l’avenue, le chantier demandera d’abattre 100 arbres et d’en replanter 73.

Au final, ce sont 27 arbres qui auront disparu.

Un dessin d’Axel Claes

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